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Astrid Ruff
KLEZMANOUCHE PDF Print E-mail

Entre le répertoire tzigane et la musique juive, entre imaginaire et modernité, le concept klezmanouche s'annonce prometteur.

À la croisée de plusieurs cultures, l'Alsace est riche de dialectes entremêlés : l'alsacien, le romanès (langue des Manouches), le judéo-alsacien (ou elsässer yiddish), le yiddish et le français. Une terre de rencontre peut-être entre juifs et manouches qui partagent la même ferveur dans l'interprétation musicale, avec un grand sen de l'ornementation et de l'improvisation. C'est toute cette richesse que le concert Klezmanouche a l'ambition de restituer.
Entre imaginaire et modernité, le concert prévoit des reprises (chants et airs tziganes et yiddish), des croisements (mélodies tziganes chantées en yiddish, ou mélodies tziganes et yiddish chantées en français ou en alsacien), ainsi que des compositions (Yves Weyh, Engé Helmstetter).

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Avec :
Astrid Ruff (voix), Engé Helmstetter (voix, guitare), Yves Weyh (accordéon), Tchatcho Helmstetter (violon), Vincent Posty (contrebasse)

1er concert : le 12 août 2012 au Festival Summerlied de OHLUNGEN (dans l'après-midi, horaire à confirmer)

 
IVRESSES PDF Print E-mail
... tout un programme...

le spectacle, le CD !


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 Rien que des chansons à boire et des chansons d’amour, en yiddish...

Avec « Ivresses », Astrid Ruff et ses musiciens confrontent à travers les vapeurs de l’alcool, comment le monde juif rencontre le monde tzigane : éloignés par leurs traditions, ils sont cousins par leur musique.
Chaque chanson est comme un petit sketch, où se jouent l’amour, de l’attachement mortel à la douleur de la séparation, ou alors l’ivresse, la gaîté, la griserie, l’éternelle jeunesse, la joie de vivre, l’envie de danser…

Et aussi, quelques chansons en français, et quelques 
instrumentaux...
photo : Claude V. Lévy


avec :
Astrid Ruff  : voix
Yves Weyh (leader du groupe « Zakarya ») : accordéon
Tchatcho Helmstetter : violon

 





« Astrid Ruff, c’est la diva en noir. Il y  de la finesse, un charme captivant, une voix superbe, énergique et légère ... » (Emmanuel Viau, DNA)   

Le Cd est disponible (18€)
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Le récital est disponible. Prix de vente : 1000€

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photo : Claude V. Lévy
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Traduction d'une des chansons (par Annette Fern) :

Oy Avram
Je ne peux vivre sans toi
Moi sans toi, toi sans moi
Aucun de nous n’y survivra

Rappelle-toi, rappelle-toi, près de l’entrée
Tu m’as glissé à l’oreille un secret : Rivka, Rivka, mon agneau
Tends-moi ton petit museau.

Rappelle-toi, ma robe d’un rouge éclatant
Qu’est-ce que j’étais belle en ce temps Rivka, Rivka, mon agneau
Tends-moi ton petit museau.

Rappelle-toi, rappelle-toi près du portail
Tu m’as serrée contre toi par la taille Rivka, Rivka, mon agneau
Tends-moi ton petit museau.

Pendant l'enregistrement : au studio Downtown






Prochains concerts :

le 20juin à 17h à Winzenheim

le 26 juin à 20h30 à "la Scène"
à Pfaffenhoffen


 

  Ivresses dans la presse

 
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Astrid Ruff

 
 
C'est peu à peu que m' est venu l'amour du yiddish:   

Bain linguistique français et allemand : ma mère parlait avec mes grands-parents l'allemand - langue de Heine, poète vénéré dont ils connaissaient des tirades entières, et non l'allemand - langue des ennemis.

Ça fait toute la différence.

L'allemand n'est pas ma langue maternelle, mais c'est la langue de ma mère...

Allemand coloré de mots yiddish : meshugge, isores, nakhes, lokshn...

Quelques incontournables de la chanson yiddish (oyfn pripetshik,la grine kusine ... ) chantés dans la voiture, entre la Vie en Rose et Röslein rot auront éveillé ma curiosité. Deuxième voix assurée par ma mère.

D'où curieusement cet accent français en allemand, allemand en yiddish...

Est-ce ainsi que l'on devient chanteuse ? D'emblée, curiosité pour les chansons de femmes, sur les femmes, par des femmes. Interrogations toujours légèrement amusées sur la maternité, la famille, les âges de la vie. Traitées à travers plusieurs spectacles, toujours en chansons.

Ce n'est que plus tard, au milieu de récitals de cabaret allemand, d'opérette Viennoise, de chansons des grands poètes français, que commencent à se glisser timidement ici une berceuse yiddish, là un chant du ghetto, là une grine kusine...

Alors, j'ai traversé le magma des sons enfouis, je l'ai débarrassé de son voile d'approximations, j'ai pénétré le coeur des mots : le yiddish et moi, nous nous sommes rencontrés.

C'est maintenant l'occasion d'un concert tout en yiddish, avec explications, et avec des mots criés, déclamés, chantés en français, pour que personne ne se sente exclu. Retour aux anciennes amours : un récital consacré à la femme (juive).

Et le plaisir des retrouvailles avec deux musiciens connaisseurs de la musique juive : Yves Weyh et Gautier Laurent.